Dimanche 15 octobre 2006
7
15
/10
/Oct
/2006
08:03
Une étoile de pierre
ou
"l'Aigues-Mortes de la Saintonge"
Une petite visite... ça vous dit en ce dimanche ?
Alors, suivez le guide...
Je vous emmène à quelques kilomètres de Rochefort, visiter un port situé en plein marais... non, non, je ne plaisante pas !
BROUAGE, puisqu'il s'agit de cette petite cité historique, fut bel et bien un port de mer au commerce fort important puisque la cité exploitait des salines. Elle était desservie par une trentaine de canaux accessibles à tous les bateaux.
Elle fut fondée vers 1555 sur un ancien dépôt de lest laissé par les navires fréquentant depuis plus de mille ans le golfe de Saintonge. La cité avait avant tout vocation à être une place de commerce.
Prenez le temps de flâner et d'écouter ce qu'ont à vous dire ces vielles pierres... Soldats et marins y ont inscrit d'émouvants signes de leur passage. Gravures et graffiti nous sont parvenus au fil des siècles.
Voyez ces remparts... Hauts de treize mètres, ils dessinent un quadrilatère de plus de quatre cents mètres de côté solidement ancrés dans le sol. Ils sont flanqués de sept bastions à échauguettes et percés de deux portes.
La promenade à laquelle je vous convie en cet après-midi dominical ne peut en rien vous laisser indifférent.
Parcourez le chemin de ronde, orné de vieux ormeaux...
Pénétrez dans l'enceinte, à la découverte du corps de garde, du port souterrain, de la hall aux vivres, de la poudrière, de la forge et de l'arsenal, sans oublier la glacière.
Patrie de Champlain, fondateur de Québec, et exil doré de la nièce de Mazarin Marie Mancini, à la suite de ses amours avec Louis XIV, Brouage est devenu peu à peu un grand site national. Ainsi, lui est-il plus aisé, après restauration et rénovation, de révéler son histoire à tout visiteur. Brouage n'a jamais cessé de vivre.
La mer a depuis longtemps délaissé la citadelle, l'envasement gagnant peu à peu la baie, mais les hommes continuent d'y vivre au rythme des marées et des saisons.
Et aujourd'hui encore, en foulant ses pavés, on peut sentir battre le coeur de la citadelle et l'écouter nous raconter l'esprit d'autrefois et sa grandeur passée.
N'hésitez pas à poursuivre cette visite en cliquant sur le lien que j'ai mis à votre intention... vous y découvrirez notamment un diaporama d'une vingtaine de photos vous permettant ainsi de faire presque une vraie visite des lieux ! :-)
Bonne journée à tous :-)
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Samedi 14 octobre 2006
6
14
/10
/Oct
/2006
00:15
Le rougegorge, un hôte régulier des jardins...
Ce qui m'amène à commencer ma rubrique "Au jardin" par ce petit oiseau au chant sonore et à la silhouette rondouillarde, c'est tout simplement que j'ai retrouvé, hier après-midi, l'un d'entre eux, familier de mon jardin, errant comme une âme en peine à l'intérieur de ma véranda...
Un bruissememt d'ailes me fit soudain lever la tête. A deux pas de moi, accroché à l'une des tiges de mon schefflera, cette petite boule de plumes tentait de retrouver ses esprits après s'être cognée deux ou trois fois le long d'une vitre fermée :-(
Naturellement, le premier réflexe que j'ai eu, ce fut d'ouvrir en grand les baies vitrées afin de lui permettre de recouvrer, au plus vite et dans les meilleures conditions possibles, la liberté. Dans le même temps, cédant à ma passion de la photo, je me suis hâtée d'aller chercher mon Canon EOS 350D (jamais bien loin de ma main !) espérant que mon petit visiteur ailé ne s'en soit pas trop vite allé ! ;-)
A mon retour, jetant un coup d'oeil en direction de mon bac de plantes vertes, je le cherchai en vain des yeux quand soudain, il se posa, à portée de ma main, sur le dossier de la chaise que j'avais quittée quelques minutes plus tôt.
Je retins mon souffle pour ne pas l'effaroucher et pus à loisir observer son gros oeil noir, sa face et son plastron orange vif, le dessous de son plumage de teinte beige terne, ses reflets gris-bleu autour du cou et ses pattes brunes, longues et fines. J'ai aussitôt armé mon appareil et l'ai photographié avec passion.
Il donnait l'impression de m'observer avec la même curiosité, tournant sa tête de droite à gauche, la penchant au moindre de mes gestes lents. Il se déplaçait en sautillant, agitant les ailes et la queue à chaque arrêt. Je respectai la distance de sécurité qu'il sied de mettre entre un oiseau et l'objectif de son appareil si l'on ne veut pas risquer un envol aussi soudain que rapide.
Quand j'eus finis de le photographier, comme s'il avait compris que son heure de gloire sous les feux de mon objectif était passée, il lança un "tsîîî" fin et un "tic" répété avant de déployer ses ailes...
Oh... il ne prit pas un grand envol puisqu'il se posa au beau milieu de mon jardin, au pied de la mangeoire, installée pour les oiseaux du ciel, baptisée aussi "bar à graines" ! ;-)
A l'abri des chats du voisinage, mon "self à titis" attire tout au long de l'année de nombreuses espèces qui vont de la mésange bleue à la charbonnière en passant par le verdier, la tourterelle turque, le pigeon des villes, le merle bien sûr, mais aussi la huppe fascié ou encore le geai bien que plus rare... sans oublier le moineau domestique qui retrouve en mon jardin un havre ainsi qu'une nourriture abondante, permettant à chacun, en cette mi-octobre, de commencer à faire des réserves pour la période hivernale qu'ils sentent venir bien avant nous...
La campagne offrant de moins en moins d'opportunités aux oiseaux, le rôle des jardins urbains n'en est que plus important... alors pensez-y, quelques graines de tournesol mélangées à de la margarine peuvent déjà constituer une cantine où nos petits compagnons ailés aimeront se retrouver !
La bibliographie ne manque pas sur ce sujet mais j'ai envie de vous conseiller le livre "L'ami des oiseaux" de Robert Burton, Marc Duquet et Guilhem Lesaffre.
Cet ouvrage, très riche en conseils, est superbement illustré et transmet l'envie d'approcher de plus près ce merveilleux monde ! :-)
Et pour tous les amoureux des oiseaux, j'indique aussi un lien aux mille découvertes...
A vous qui m'avez fait l'amitié de lire ces quelques lignes...
Par plumedencre
-
Publié dans : Au jardin...
0
Vendredi 13 octobre 2006
5
13
/10
/Oct
/2006
08:00
Petite question...
Etes-vous"Paraskaviedekatriaphobe" ? A moins que vous ne souffriez de "triskaidecaphobie" !
Je vous l'accorde... l'un comme l'autre, ces deux termes sont quasi imprononçables ! Cela tombe bien d'ailleurs... j'ai juste à les écrire !
Peut-être êtes-vous l'un ou l'autre sans le savoir... Les termes sont barbares mais la chose est commune.
Bon, cela ne vous dit pas davantage... allez, c'est d'accord, je vous aide...
Le mythe du jour qui porte malheur ou bonheur, c'est selon.
Eh oui, nous sommes le troisième et dernier vendredi 13 de cette année 2006... Ah ! cela commence à vous parler on dirait ! La triskaidecaphobie c'est donc la phobie du nombre 13. Et la paraskevidekatriaphobie, celle du Vendredi 13. Parmi les paraskevidekatriaphobes célèbres, il y a l'écrivain Stephen King et la famille Reagan. La phobie de certains nombres (13, 666, etc.) est omniprésente partout, sans distinction de classes sociales.
Première petite anecdote...
L'ancien président américain Reagan possédait un ranch dont le numéro civique était 666 St. Cloud Road. En 1989, pour éviter les malheurs, son épouse Nancy Reagan fit changer le numéro 666 pour le 668. Pour l'anecdote, notons que le nom du président, Ronald Wilson Reagan, possède 6 lettres à chacune de ses trois composantes, donnant par concaténation la séquence 666 !...
Du fait que cette superstition est largement répandue en Occident, certaines pratiques doivent si possible être évitées un vendredi 13 comme les naissances, les mariages, la navigation maritime, la coupure des ongles ou le début d'un nouveau travail.
Le numéro 13 n'est jamais porté en F1 (sauf si le pilote en fait la demande). En 1926, un fait dramatique se déroule. Cette année-là, deux pilotes se tuent à deux semaines d'intervalle en portant ce fameux numéro 13 : Paul Torchy, lors du Grand Prix d'Espagne et le comte Masetti, le 25 avril 1926 à la Targa Florio. Comme Torchy une quinzaine de jours plus tôt, il portait le numéro 13. Depuis ces événements ce numéro ne sera plus jamais attribué en compétition.
Seconde petite anecdote...
Georges Simenon est né, officiellement à Liège le jeudi 12 février 1903, selon une fausse déclaration de son père, Désiré Simenon. En réalité, sa mère, Henriette Simenon, a accouché à minuit dix, le vendredi 13 février 1903, mais elle a supplié son mari de faire une fausse déclaration pour ne pas placer l'enfant sous le signe du malheur !!! ...
Et maintenant à vous de voir comment vous vous situez en ce jour...
Quoiqu'il en soit, je souhaite à chacun et chacune d'entre vous...
Jeudi 12 octobre 2006
4
12
/10
/Oct
/2006
08:00
On y vient un jour, on y revient toujours...
...Pour beaucoup d'entre vous, cette photo parlera d'elle-même vous rappelant un séjour prolongé ou un week-end en amoureux avec promesse de revenir passer quelques jours dans ce havre chargé d'Histoire...
Elle est comme ça ma bonne ville de La Rochelle, accueillante et attachante !
Fière de ma ville natale, je ne perds jamais une occasion de parler de ses charmes tant lors de mes vacances en quelque coin de France que ce soit, qu'à l'étranger.
Cependant, pour faire aimer un tel lieu de villégiature, je suis moi-même sans cesse à l'affût de son histoire, la grande comme la petite :-)
Je hante la médiathèque Michel Crépeau et son département patrimoine ainsi que les archives municipales et départementales pour y apprendre toujours plus.
J'ai ensuite plaisir à restituer mes connaissances acquises dans mes livres que je vous présenterai bientôt à la rubrique que j'y consacrerai.
C'est pourquoi je souhaite aussi vous faire profiter régulièrement - à vous qui me faites l'amitié de pousser la porte de ce site - d'articles relatant des morceaux de l'Histoire des rochelais et de leur Cité... en espérant que vous aurez plaisir, pour ceux qui ne connaissent pas, à venir y faire un tour et pour les autres, à revenir entre nos murs...
De même, des suggestions de visites et balades dans le département émailleront ce site :-)
Je vous souhaite dès lors bonne lecture au fil des articles à venir...
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Mercredi 11 octobre 2006
3
11
/10
/Oct
/2006
00:01
UNE NATURE SURVEILLEE ET PROTEGEE
Passez les portes de ma bonne ville de La Rochelle, 43 ha d'espaces
naturels classés en réserves naturelles attendent les amoureux de nature et les fondus de photos. A ne pas confondre espaces verts et espaces naturels qui représentent une aubaine pour les citadins que nous sommes bien souvent. Grande diversité biologique tant sur le plan de la flore que de la faune.Avancez sans bruit et observez tour à tour en levant le nez ou en le piquant sur le sol... oiseaux, insectes, reptiles, batraciens se partagent ces grands réservoirs écologiques, territoires inviolés des hommes.
Les néophytes rencontreront sur leur chemin une signalétique ainsi que des postes d'observation et des suivis sur les espèces d'oiseaux...
A ne pas s'y tromper non plus... Naturel ne veut pas dire sauvage ! Je pense principalement au marais d'Yves qui offre en cette période des moments privilégiés puisque de nombreuses espèces se rassemblent sur la lagune : plusieurs milliers de barges à queue noire, plusieurs centaines d'Huitriers pie, les vanneaux huppés, les canards de toutes plumes... : du grand spectacle !
Un lien vous mènera jusqu'à cette belle mosaïque de milieux variés... Estran vaseux, dunes sèches et pannes, marais et roselières, prairies humides, haies de tamaris, bosquets et fourrés?
Par plumedencre
-
Publié dans : Balades et visites
0
Mardi 10 octobre 2006
2
10
/10
/Oct
/2006
10:15
UN PARFUM D'ANTAN...
Quel plaisir de faire un saut dans le passé...
en poussant la porte du MUSEE DES COMMERCES D'AUTREFOIS, situé à Rochefort-sur-Mer, 12 rue Lesson.
L'accueil y est des plus agréables :-)
Vous apprécierez la plus riche collection française d'objets publicitaires.
Une exposition de plus de 1000 m² vous fera découvrir le charme des commerces au début du XXème siècle.
Un ancien entrepôt du début du 20ème siècle abrite les richesses de ce musée à visiter et revisiter !
Une fois dans le hall d'entrée, vous oubliez immédiatement les bruits de la ville pour retrouver l'ambiance des petits commerces et ateliers, reconstitués en grandeur nature, de la première moitié du vingtième siècle. Sur trois niveaux et un sous-sol sont reconstituées les boutiques d'artisans, toutes richement pourvues d'objets, de mobilier et d'outils d'époque.
En fond musical, les chansons d'hier vous accompagnent durant toute votre visite tandis que les murs exposent une multitude d'affiches publicitaires qui ne manqueront pas de vous faire sourire aujourd'hui... :-)
Dans la salle de café, les cartes, disposées sur la table, attendent les joueurs... Chez le coiffeur, quelques mèches de cheveux couvrent encore le sol... On s'attend à entendre ronfler le soufflet de la forge, à voir le boucher aiguiser ses couteaux, le cordonnier, le photographe, le chapelier, l'épicier s'affairer... Boutiques aux mille souvenirs pour le plus grand bonheur de tous !
Les plus anciens retrouveront leur passé. Les plus jeunes découvriront des objets et des outils qui leur sembleront sortir d'un autre âge... Ambiance rétro vous l'aurez compris... mais le MUSEE DES COMMERCES D'AUTREFOIS, c'est plus que cela encore ! C'est la passion, l'énergie et la patience d'un couple pour partager avec nous tous cette mémoire ancienne afin de ne surtout pas l'oublier...
Si vous voulez respirer une bonne bouffée de parfum d'antan, poussez la porte de ce musée, à nul autre pareil...
Pour tout renseignement, dirigez-vous sur le lien y menant !
Par plumedencre
-
Publié dans : Balades et visites
0
Vos petits mots