Jeudi 15 février 2007
4
15
/02
/Fév
/2007
07:05
Plus connu sous le nom de... Châtelaillon !
Saviez-vous que Châtelaillon fut, jusqu'en 1130, la ville principal de l'Aunis ?
Ce devint très vite une ville fortifiée. Le vieux Châtelaillon était situé sur une presqu'île dominant la mer face à l'île d'Aix. Des vestiges gallo-romains, un cimetière semble-t-il mérovingien, attestent de l'ancienneté du site. Dès le début du XIe siècle, la seigneurie de Châtelaillon était une baronnie très importante relevant des comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine. Sa richesse venait en grande partie du trafic de son port, exportateur de sel et du "péage" que devaient verser les navires.La chute de Châtelaillon est due à une petite guerre féodale qui devait alors correspondre à la véritable naissance de La Rochelle. Au XVe siècle, quatorze tours étaient encore debout mais les assauts de la mer contre la falaise avec, d'après la légende, la complicité de la fée-sirène Mélusine, vinrent à bout de l'ancien Châtelaillon. De nos jours, la petite cité balnéaire offre un fort agréable séjour à toutes les saisons de l'année. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle, avec l'apparition du chemin de fer, que se construit, au nord du village des
Boucholeurs, la station pour accueillir les premiers amateurs des « bains de mer ». La ville a conservé plus de 750 villas qui présentent différents modèles de construction du cottage au chalet en passant par les castels du bord de mer...
Vous pouvez profiter de la marée basse pour aller pêcher les crevettes à la balance ou au filet, les coquillages dans le sable ou les crabes sous les rochers... Pour tous ceux qui veulent découvrir ce patrimoine, l'Office de Tourisme propose des visites guidées en charette tractée dans les parcs à marée basse ou à la découverte de la pêche à pied... Pour vous faire goûter le plaisir de vivre au rythme de l'océan. A savoir aussi... la pêche est interdite à moins de 25 mètres des parcs à huîtres.
Et surtout, n'oubliez pas que... respecter le littoral, c'est contribuer à son développement.
Agréable journée à vous... :-)
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Mercredi 14 février 2007
3
14
/02
/Fév
/2007
06:03
Tout le monde sait que c'est la fête des amoureux...
mais que sait-on de l'origine de la Saint-Valentin ?
Une légende, selon laquelle les oiseaux se fiancent le jour de sa fête et se marient à la Saint-Joseph, le 19 mars, semble être à l'origine du patronage des amoureux.
Mais la signification du nom "Valentin" - du latin "valere", "être bien portant" et par là-même réussir - pourrait aussi l'expliquer.
En raison de son étymologie prometteuse, la Saint-Valentin était en effet réservé dans de nombreux pays européens à des présages de bonheur. Entre autres, la connaissance de son futur époux pour nombre de jeunes femmes.
Recouvrant d'anciennes traditions liées à la fécondité en cette époque printanière, la fête courtoise de la Saint-Valentin est attestée en Angleterre au XIVe siècle. A la fin du Moyen Âge, dans le milieu aristocratique anglais, le "valentinage" consistait à associer pour l'année (parfois seulement la journée) des couples formés selon leur libre consentement ou au hasard, y compris chez les personnes mariées.
Dès le XVIIIe siècle, avant même l'usage des cartes de Noël, l'Angleterre connaissait l'envoi des "valentines", messages amoureux parfois anonymes.
En France, de nos jours, l'échange de cartes et de menus présents se fait seulement entre amoureux, contrairement aux Etats-Unis où l'on adresse aussi des "valentines" aux ménages amis et aux jeunes gens en âge de se marier.
Je trouve la coutume charmante... mais regrette fortement le mercantilisme qui en résulte ;-(
Quoiqu'il en soit... n'oubliez pas de dire à votre Valentin(e) que vous l'aimez... et pas uniquement ce jour-là ! ;-)
Mardi 13 février 2007
2
13
/02
/Fév
/2007
07:03
Tac... tac... tatoum...
tac... tac... tatoum...
Attention... deux minutes d'arrêt... tout le monde descend !
La première gare de La Rochelle était l'ancienne gare de marchandises. Située le long de la halle à marée, elle a disparu en 1980 pour laisser la place à un complexe hôtelier. Elle était construite en briques avec une grande marquise surplombant les voies. Elle fut inauguée en 1857, vingt ans après la première liaison par traction à vapeur Paris-Saint-Germain. La nouvelle gare fut construite de 1910 à 1922. Ce fut un énorme monument pour une ville qui, à l'époque, ne dépassait guère 30 000 habitants. Sa tour de l'horloge est plus haute que les tours de l'entrée du
port avec ses 45 mètres. Sa construction et l'aménagement de ses abords entraînèrent la démolition des fortifications de Ferry et du pittoresque ouvrage à cornes de la fin du XVIIe siècle. Sa façade est richement décorée par des motifs gravés qui s´inspirent de la faune marine et rappelent la proximité de la mer. L´intérieur du hall voyageurs est garni à chaque extrémité par des grandes mosaïques qui représentent la vie maritime de La Rochelle. La halle qui recouvre les quais donne à ce bâtiment l´ampleur d´une très grande gare surdimensionnée par rapport à son trafic.
Pour les amoureux des trains, la gare de La Rochelle reste un bon moment de visite car elle compte parmi les plus belles constructions du genre.
Bon mardi à vous :-)
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Lundi 12 février 2007
1
12
/02
/Fév
/2007
06:13
Et ce, à travers un extrait de
"L'été finit sous les tilleuls"...
A la fois journaliste, critique littéraire, essayiste et romancier, Kléber Haedens aimait disputer - alors adolescent - des parties de tennis à l'île d'Oléron, avec Jacques Chaban-Delmas.
L'héroïne de son roman, Florence Frazé, ne semble guère apprécier à sa juste saveur les traditions gastronomiques de ce pays... ;-)
Lisez plutôt...
"Bertille portait la quichenotte et faisait son marché en tricycle. Elle était d'un âge où les femmes connaissaient encore la cuisine d'Aunis et de Saintonge. Elle proposa pour le déjeuner une églade, des cétaux, des côtelettes d'agneau avec des mojettes fraîches. Des mojettes fraîches et une embeurrée, dit Pierre.
- Nous boirons du vin blanc de l'île bien frais et du Cheval Blanc 1955 comme s'il en pleuvait. Pas d'objection ?
- Peut-être une mouclade pour commencer ?
- Non Bertille, l'églade est bien de l'île. Nous irons voir comment vous la faites et nous la mangerons dans le jardin. Les moules s'ouvriront sous un feu d'aiguilles de pin.
Florence ne comprit rien à la finesse de l'églade, des moules mangées sur leur planche, avec du poivre et du beurre frais. Elle prit les cétaux pour des soles et du coup, les trouva petites.
L'accompagnement sublime offert à l'agneau par les haricots de Vendée lui parut indigeste, elle négligea le chou pommé cuit à l'eau, écrasé chaud avec du sel, du poivre et du beurre, but le Cheval Blanc comme de l'ammoniaque et confondit le roquefort avec le bleu d'Auvergne".
Bonne journée à vous ! :-)
Dimanche 11 février 2007
7
11
/02
/Fév
/2007
00:05
ou encore...
"Le château de la Belle au dormant"
Il faut aux lieux célèbres une appellation digne de leur beauté... Le Château de la Roche-Courbon fut surnommé ainsi en raison de ses jardins et de son parc.
Le premier château fut construit par Jehan de la Tour vers 1464. Au XVIe siècle, la bâtisse fut propriété des seigneurs de Crazannes. La demeure, qui au fil du temps, fut restaurée avec soin par ses propriétaires successifs, finit par être inhabitée... Profitant de ce fait, un adolescent (je vous en ai déjà parlé il y a quelques semaines... ), Julien Viaud - passant ses vacances chez sa
soeur à Saint-Porchaire, à deux kilomètres du château - se glisse souvent dans le parc et fit un jour une rencontre avec "la belle gitane"... Pierre Loti - puisqu'il s'agit de l'adolescent en question - avait seize ans et la jeune fille, dix-huit ou vingt... "Des yeux de profondeur et de nuit... par un après-midi surchauffé d'août, le dénouement inévitable survint, parmi des fouillis de branches et de roseaux... le grande secret de la vie et de l'amour me fut donc appris là, devant une de ces entrées de grottes qui ressemblent à des portiques de temple cyclopéen..." En 1908, Loti lancera un appel pour secourir La Roche-Courbon dans un article du Figaro intitulé "le château de la Belle au bois dormant"..."qui veut sauver de la mort une forêt avec son château féodal campé au milieu, une forêt dont personne ne sait plus l'âge ?"
En 1920, un ancien officier achète la demeure dont il embellit les jardins, le parc et le logis. Il l'ouvre au public en 1932.
Et pour vous, je note un lien qui vous conduira en ces lieux...
Bonne visite dominicale à vous... :-)
Par plumedencre
-
Publié dans : Balades et visites
0
Samedi 10 février 2007
6
10
/02
/Fév
/2007
06:32
Approchez, écoutez cette légende indienne...
Le riz a une grande importance culturelle en Inde du sud, et certains festivals, comme Pongal, célèbrent la récolte du riz par des festivités qui rassemblent tout le village pendant trois jours.
On honore le dieu de la pluie, le soleil, et le bétail qui est abondamment décoré de fleurs. Tout le monde est remercié pour le travail dur dans les champs, mais il n'en a pas toujours été ainsi, comme nous le raconte la légende.
"Au temps où la terre était jeune et toutes les choses meilleures qu'elles ne sont maintenant, quand les hommes et les femmes étaient plus forts et d'une beauté plus grande, et le fruit des arbres plus généreux et plus sucré que ce que nous mangeons maintenant, le riz, la nourriture des hommes, était d'un grain plus gros.
Un grain était tout ce qu'un homme pouvait manger ; et en ces jours anciens, le mérite des gens était tel qu'ils n'avaient jamais besoin
de travailler dur pour cueillir le riz, car une fois mûr, il tombait des tiges et roulait jusqu'aux villages, même dans les greniers.
Lorsqu'une année le riz fut plus gros et plus abondant que jamais, une veuve dit à sa fille : "Nos greniers sont trop petits. Nous allons les démolir et en construire de plus grands." Quand les vieux greniers furent démolis et que les nouveaux n'étaient pas encore prêts à l'emploi, le riz était mûr dans les champs.
On redoubla de hâte, mais le riz en roulant affluait vers le lieu des travaux, et la veuve, irritée, frappa un grain et cria : "Vous ne pouviez pas attendre dans les champs que nous soyons prêts ? Vous ne devez pas nous déranger maintenant quand vous n'êtes pas voulus !"
Le riz se brisa alors en milliers de petits morceaux et déclara : "A partir de ce jour, nous attendrons dans les champs jusqu'à ce que nous soyons voulus."
Et depuis, le riz est d'un grain plus petit et les gens de la terre doivent le cueillir dans les champs et le transporter jusqu'aux greniers"
Bon samedi à vous ! :-)
Vendredi 9 février 2007
5
09
/02
/Fév
/2007
06:26
Remontons au XVIIe siècle...
Ce sont probablement les mesures prises dernièrement qui m'ont donné idée de cet article pour vous.
En 1672, un privilège fut accordé par Louis XIV à deux protestants zélandais, pour la création à La Rochelle d'une manufacture de "tabac mastiné", c'est-à-dire pressé et broyé.
Cette manière de préparer le tabac était tout à fait nouvelle. Le roi accorda à ces industriels un monopole exclusif de 12 ans, et une exemption de tous droits.
Il ne semble cependant pas qu'un tel établissement ait réellement été fondé à La Rochelle, aucun autre document n'y faisant allusion. Par contre, on sait que, dès la première moitié du XVIIe siècle, le commerce du tabac se faisait à La Rochelle sur une grande échelle...
En 1791, le couvent des Capucins fut fermé et vendu au sieur Touas, ancien receveur des tailles, pour y établir une manufacture de tabac.
En 1818, la ville rachète le couvent pour y établir un complexe culturel et botanique qui ne fut pas réalisé. Cédés à l'évêché en 1828, les bâtiments sont ensuite rasés pour laisser place à la construction d'un séminaire actuellement lycée Dautet.
Une autre manufacture, installée dans l'ancien couvent des Carmes, appartenait à Meschinet de Richemond.
En 1801, la municipalité signalait que les produits de ces deux entreprises étaient presque nuls par suite de l'état de stagnation des affaires.
Bon vendredi à vous...
courage, la fin de semaine est proche !
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Jeudi 8 février 2007
4
08
/02
/Fév
/2007
07:01
Parce qu'il n'est jamais mauvais de méditer ! ;-)
"Trois fourmis se rencontrèrent sur le nez d'un homme assoupi, allongé au soleil. Elles ses saluèrent l'une l'autre, chacune selon la coutume de sa tribu, puis se mirent à converser.
La première fourmi dit : je n'ai jamais vu de plaines et de collines aussi arides que celles-ci. Durant tout un jour, je fus à la recherche d'un quelconque grain, mais en vain.
La seconde fourmi dit : Moi non plus, je n'ai rien trouvé, bien que j'aie fouillé tous les coins et clairières. C'est là, je pense, ce que mes compatriotes appellent le pays tendre et mobile où rien ne pousse.
La troisième fourmi leva alors la tête et dit : mes amies, nous voici debout sur le nez de la Fourmi géante, la Fourmi puissante et illimitée, dont le corps est si grand que nous ne pouvons le voir, dont l'ombre est si étendue qu'il nous est impossible d'en apprécier la limite, et dont la voix est si haute que nous sommes impuissantes à l'entendre. Elle est omniprésente.
Tandis que la troisième fourmi s'exprimait ainsi, les autres se regardèrent en riant.
Au même instant, l'homme se retourna ; encore endormi, il leva la main, se gratta le nez et écrasa les trois fourmis !
Vous aurez reconnu Khalil Gibran à travers ce petit texte...
Mercredi 7 février 2007
3
07
/02
/Fév
/2007
06:52
...esprit original et non conformiste !
J'en veux pour preuve sa facétieuse satire intitulée "Tableau de l'amour conjugal" !
Mais parlons de la maison édifiée pour lui au XVIIe siècle, dans la pittoresque rue de l'Escale, du nom de Jean Lescale, conseiller du roi à cette époque. Cette rue est pavée de moellons utilisés jadis comme lest par les vaisseaux en provenance du Canada. Elle est bordée, en partie, d'arcades et jalonnée, en partie, de porches derrière lesquels se dissimulent de nobles demeures du XVIIIe siècle. La façade de la maison Venette présente une série de bustes représentant six médecins célèbres datant de l'Antiquité et du Moyen Age : Avicène, Hippocrate, Gallien, Mesné, Gordon et Fernel. Esculape, quant à lui, bénéficie d'un
régime particulier puisqu'il y occupe un cadre particulier. Entre ces personnages, des sentences latines gravées rappellent que "l'oisiveté est mère de tous les vices" ou que "l'intempérance est la nourrice des maladies". Des gargouilles veillent depuis le niveau de la toiture sur l'ensemble de la demeure.
En 1686, le docteur Venette publie le best-seller de l'époque. Son "Tableau de l'amour conjugal" ou "l'Histoire complète de la génération de l'homme" s'inscrit dans un vaste courant littéraire mais souffre cependant d'a priori déjà démodés à l'époque.
Portez-vous bien ! ;-)
Par plumedencre
-
Publié dans : Balades et visites
0
Mardi 6 février 2007
2
06
/02
/Fév
/2007
06:56
...par Eugène Pelletan (1813-1884), élevé à Royan
où son père était notaire et juge de paix.
J'aime la façon avec laquelle cet enfant du pays royannais - devenu homme politique à la nature mystique et passionnée - dresse le tableau des premiers aventuriers de la baignade à son époque.
Lisez plutôt...
"A la manière de livrer leur personne à la vague, un physionomiste expérimenté pouvait juger de leur caractère. Les mères dévouées traînaient à leur suite leurs enfants nus comme des Amours dans toute la grâce de lapins écorchés.
Les malheureux transis, grelottants de froid et de frayeur, pleuraient et criaient à tue-tête chaque fois que la vague déferlait sur leur corps ; mais leur mère les entraînait toujours dans l'abîme bienfaisant avec une tendresse pleine de férocité.
D'autres personnes, plus charitables encore, voulaient étendre le
bienfait du bain à toute la famille et remorquaient au bout d'une corde un chien récalcitrant, qui arc-bouté sur ses deux pattes de devant et la queue entre les jambes, aurait plutôt consenti à être étranglé sur place que tiré plus avant dans le perfide élément.
Les natures sympathiques restaient au bord de la mer dans la frange pétillante de l'écume. Accroupies à trois ou quatre sous un parapluie, elles brodaient en cercle ou faisaient la conversation. A leur côté, les âmes indolentes étendues sur leur ventre mettaient leur volupté à se laisser soulever par la vague et déposer délicieusement sur le sable encore tiède de l'ardeur du soleil.
Les natures contemplatives, couchées au contraire sur le dos à la façon de tortues désarçonnées, remuaient lentement les mains et les pieds comme pour gesticuler les rêves paresseux de leur imagination.
Enfin, les natures actives, plongées dans l'eau jusqu'à la ceinture, imprimaient à leurs corps un perpétuel balancement, de haut en bas et de bas en haut, semblable au mouvement d'une machine à vapeur ou du mercure dans un baromètre."
C'était pourtant bien le besoin de ce plaisir qui devait faire de Royan, une ville "
Bloup... bloup... Bonne journée à vous !
Par plumedencre
-
Publié dans : Histoire et Charente-Maritime
0
Vos petits mots