Le "feuillu" de la Pentecôte

Publié le par plumedencre

Langues dites de feu...


                               A la Pentecôte, le cinquantième jour après Pâques, les chrétiens commémorent la naissance de l'Eglise. Après l'envoi de l'Esprit-Saint sur les apôtres sous forme de "langues dites de feu", ceux-ci se mettant à parler en d'autres langues que la leur permettant ainsi l'évangélisation des peuples...


                        Au XIIIe siècle, des tourterelles et des pigeons sympbolisant l'Esprit-Saint étaient lâchés dans plusieurs cathédrales d'ïle de France et de Normandie.
Des artificiers jetaient des flammèches du haut des voûtes et on répandait une pluie de roses, ce qui valut à la Pentecôte d'être surnommée "Pâques rosées".

                        Célébrée autrefois à une période de l'année où l'homme voulait contrôler l'exubérance de la nature, équilibrer humidité et sécheresse ainsi qu'assurer la croissance des troupeaux, la Pentecôte donnait lieu à des dramatisations spectaculaires encore connues dans diverses régions d'Europe, en Alsace par exemple au travers du personnage du "feuillu" ou du "moussu".

                            Un jeune garçon recouvert de végétaux personnifie alors la végétation. La structure dans laquelle il se cache finit parfois dans la rivière. Cette dramatisation évoque le mythe de l'homme sauvage.


Bon week-end de Pentecôte à vous toutes et tous !
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