Les halles de La Rochelle

Publié le par plumedencre

Qui veut d'ma belle sardine...
                        allons, allons, approchez...


     L'époque n'est plus la même mais les cris des petits marchands n'ont guère changé...
     Le siècle dernier, on criait "A la belle sans-sel !" voilà tout ;-)

     Autrefois, le marché du coeur de ville se déroulait dans les rues, à découvert... on installait ses paniers et on interpellait le chaland.

     En 1831, on décida d'établir un marché couvert sur l'emplacement d'une ancienne boucherie. Mais, à cette époque comme maintenant, on ne faisait rien sans pourparlers, la halle aux comestibles ouvrit ses portes en 1835.

      Celui-ci n'a cessé de connaître des aménagements. Les ouvertures et les fermetures de la halle sont annoncées au son d'une cloche, une demi-heure auparavant. De jolis kiosques de forme circulaire destinés à la vente de journaux occupaient la place du marché début XIXe. Ils ne seront ôtés qu'en 1964 en raison de leur vétusté.

      
Cependant, désireux de conserver son cachet ancien à cette petite place du marché, on réinstalla un petit kiosque qui continue d'y vivre des jours paisibles.
      Les halles possèdent des verrières enchâssées dans des structures métalliques (style Baltard).

   De nos jours encore, le marché résonne des plaisanteries et des interpellations des volaillers, poissonniers et autres commerçants même si le ton a un peu changé au fil du temps...

    Ce marché reste un lieu pittoresque et donne sur une place entourée de maisons aux belles façades, dont une semble la plus ancienne de la cité, maison à colombages datant du XVe siècle.

  Mes "Chroniques Rochelaises au XIXe siècle" commencent justement autour de cette fameuse halle aux comestibles donnant le ton à mon livre, faisant de celui-ci un livre d'ambiance - montrant combien La Rochelle, en cette fin XIXe, était déjà la ville vivante que nous aimons aujourd'hui.

    Alors... "Qui veut d'la sans-sel... d'la belle sardine bien fraîche ?"...         



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