Jeudi 31 mai 2007
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06:44
"Plumes et pinceaux
" remercie chacun et chacune d'entre vous pour leur fidélité à lire mes articles, et ce quotidiennement, depuis le mois d'octobre 2006... A ce jour, 206 bafouilles publiées, 41 677 pages vues et 5 816 visiteurs ! Vous m'en voyez ravie
:-)
Vous écrire chaque jour m'a demandé du travail de recherches
pour tenter de varier les thèmes et j'espère avoir réussi à vous procurer quelques infos intéressantes sur La Rochelle et ma région charentaise-maritime :-)
J'ai ressenti, à partager ces quelques connaissances avec vous, un plaisir identique à celui que je connais au moment d'écrire mes livres et participer à des manifestations littéraires ou encore
peindre mes tableaux et préparer des expos... c'est dire ! ;-)
Je me vois, pour l'heure, dans l'obligation de suspendre mon rendez-vous
journalier avec vous du fait de mon absence durant une bonne partie du mois de juin.
Les articles restent naturellement disponibles... au cas où une info vous aurait échappé ! ;-)
Je souhaite à toutes et tous de vous bien porter et vous fais mes amitiés du bout de mes "plumes et
pinceaux" !
Par plumedencre
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Mercredi 30 mai 2007
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2007
07:01
Ou... heure de gloire des conserveries rochelaises !
Nicolas Appert, en 1795, mit au point un procédé de conservation des aliments après cuisson. En 1824, un industriel nantais reprend ce procédé et a l'idée de faire cuire des sardines dans l'huile
avant de les renfermer dans une boîte en fer blanc.
Les conserves de sardines sont nées et
avec elles, une nouvelle industrie !
Les premières usines s'installent sur les lieux de pêche de ce petit poisson. En 1827, Philibert Schnelle crée une usine à La
Rochelle qui deviendra, quelques années plus tard, la société Basset.
Mais pendant les dix premières années, la préparation des conserves se fait dans un local trop petit pour permettre une plus forte production. Une usine est alors créée à
fait de son éloignement de la cité rochelaise.
A partir de 1843, la production reprend à La Rochelle dans un local plus vaste installée rue
St-Michel. Et au milieu du XIXe siècle, quatre fabricants de conserves s'affairent dans la ville. La production des sardines oscille entre 1,5 et 2 millions de boîtes par an et procure du
travail, directement ou indirectement à 4000 personnes.
Le tiers des conserves ainsi fabriquées à La Rochelle se consomme en France, le reste part les Etats-Unis, les Antilles
françaises, Calcutta, la Réunion et l'île Maurice.
Dans les années 1860, La Rochelle connaît une grave crise. Les sardines désertent les côtes de l'Aunis et la ville ne compte plus
que deux conserveries. Charles Basser, père et fils tente de résister jusqu'en 1932 où ils quittent leur usine rochelaise.
Bon mercredi à toutes et tous !
Mardi 29 mai 2007
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08:10
Eglise, placée sous le patronage de Saint MARTIN...
Elle apparaît, de loin, massive, trapue, en bordure du village.
Ce Martin était un légionnaire romain converti au Christianisme. Il devint évêque de Tours au IVe siècle.
Les plus anciennes églises de Gaule sont placées sous sa protection, à partir du VIe siècle environ.
La façade de l' église dans sa partie basse est centrale, date du
XIIe siècle.
Avant celle-ci, il y eut d' autres édifices qui furent ruinés par les incursions des pirates de toutes sortes. N'oublions pas que la mer venait
jusqu'au pied de la façade.
La plus ancienne mention, écrite en 990, se trouve dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers, dont dépendait ESNANDES à cette date.
Puis l'église passe à saint-Jean d'Angély, abbaye qui vient d'être reconstruite, après le sac des Normands en 867, et qui s'honore de posséder le "chef de saint Jean". Vers cette
relique prestigieuse affluent alors les dons !
Par plumedencre
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Dimanche 27 mai 2007
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05
2007
07:11
Langues dites de feu...
A la
Pentecôte, le cinquantième jour après Pâques, les chrétiens commémorent la naissance de l'Eglise. Après l'envoi de l'Esprit-Saint sur les apôtres sous forme de "langues dites de feu", ceux-ci se
mettant à parler en d'autres langues que la leur permettant ainsi l'évangélisation des peuples...
Au XIIIe siècle, des tourterelles et
des pigeons sympbolisant l'Esprit-Saint étaient lâchés dans plusieurs cathédrales d'ïle de France et de Normandie.
Des artificiers jetaient des flammèches du haut des voûtes et on répandait une pluie de roses, ce qui valut à la Pentecôte d'être surnommée "Pâques
rosées".
Célébrée autrefois à une période de
l'année où l'homme voulait contrôler l'exubérance de la nature, équilibrer humidité et sécheresse ainsi qu'assurer la croissance des troupeaux, la Pentecôte donnait lieu à des dramatisations
spectaculaires encore connues dans diverses régions d'Europe, en Alsace par exemple au travers du personnage du "feuillu" ou du "moussu".
Un jeune
garçon recouvert de végétaux personnifie alors la végétation. La structure dans laquelle il se cache finit parfois dans la rivière. Cette dramatisation évoque le mythe de l'homme
sauvage.
Bon week-end de Pentecôte à vous toutes et tous !
Samedi 26 mai 2007
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2007
08:30
Pour le coup... Plumes et pinceaux !
Demain dimanche, l'île de Ré accueille les artistes... en espérant que le temps se mette moins à la pluie que ce samedi !
Je suis d'autant plus attentive au temps, que je suis invitée à me joindre aux autres artistes pour présenter mes aquarelles ainsi que proposer des séances de dédicaces durant cette journée
consacrée à l'art à travers également une belle exposition de photos et un spectacle théatral de Serge IRLINGER sur le thème VAUBAN, à l'intérieur du site de La Redoute à
Rivedoux-Plage.
Ouvert à tous de 10h à 19h. Entrée gratuite.
Je vais avoir le plaisir de participer à de ponctuelles expositions de peinture sur la commune de Rivedoux à partir de juin
jusqu'en octobre avant d'enchaîner sur une exposition de trois semaines, à cheval sur novembre et décembre, non loin de La Rochelle.
Pour vous tenir également au courant de mon actualité littéraire, je travaille sur mon prochain livre puisque juillet et août
seront consacrés à ma présence à notre kiosque d'auteurs pour dédicacer nos ouvrages :-)
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite un...
Par plumedencre
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Vendredi 25 mai 2007
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2007
07:06
Situé au cœur des marais de la Seudre...
Sur la commune de
Saint-Just-Luzac, le moulin de mer des Loges a été construit entre le XIIème et le XVème siècle, à une période charnière de l’histoire locale.
Le sel récolté
dans ces marais, principale ressource depuis le XIIème siècle, se vend alors moins bien. La production est en déclin, de nouvelles activités se développent.
Les anciennes salines, abandonnées, sont transformées en bassins d’affinage pour les huîtres. On élève du bétail sur les bosses, on aménage les fossés pour la pêche.
Tout au bout des
chenaux, on bâtit des moulins de mer. C’est dans ce contexte que le moulin des Loges est édifié au-dessus d’une ancienne prise d’eau.
Bonne journée de vendredi !
Par plumedencre
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Mercredi 23 mai 2007
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2007
06:48
Au cœur d'un parc de 20 hectares
A la lisière d'anciens marais (les gataudières), s’élève cette majestueuse
demeure de pure style XVIIIème : Le château de la Gataudière.
A l'intérieur, le mobilier et les décors muraux sont d'origine.
Le château de la Gataudière a appartenu à un certain François Fresneau
C'est, dans sa maison natale, que François Fresneau revint en 1749, après avoir séjourné quinze ans à la Guyane. Ingénieur du roi et disciple de vauban, il y
avait
construit les
fortifications de Cayenne.
Il a en outre découvert l'hévéa, l'arbre à caoutchouc, qui le rendit célèbre.
Ce fut à cette même période, qu'il planta la pomme de terre en Saintonge. Onze ans
plus tard, Parmentier vulgarisa sa découverte.
La Gataudière, c'est aussi, entre autres, un
parcours-aventure "Châteaubranche"
Côté adultes, quatre parcours sont proposés. Tout y est...
ponts de singe, filets, passerelles, tonneaux, lianes, tyroliennes... J'ai testé trois parcours sur quatre il y a
deux ans et j'en garde un super souvenir même si je craignais
d'avoir le vertige une fois attachée à la ligne de vie ! Bonne montée d'adrénaline pour prendre sur soi :-)
Alors, bonne visite à vous et... bonne aventure
!
Par plumedencre
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Lundi 21 mai 2007
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2007
06:16
Pour vous, ce petit texte...
histoire de bien commencer cette nouvelle semaine !
C'est l'histoire de quatre individus :
Chacun, Quelqu'un, Quiconque et Personne :
Un travail important devait être fait et on avait demandé
à Chacun de s'en occuper.
Chacun était assuré que Quelqu'un allait le faire,
Quiconque aurait pu s'en occuper, mais Personne ne l'a fait.
Quelqu'un s'est emporté parce qu'il considérait
que ce travail était la responsabilité de Chacun.
Chacun croyait que Quiconque pouvait le faire,
mais Personne ne s'était rendu compte que Chacun ne le ferait pas.
A la fin, Chacun blâmait Quelqu'un, du fait que Personne
n'avait fait ce que Quiconque aurait dû faire.
Vendredi 18 mai 2007
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06:10
Puisque nous parlions de Libération, le jour du 8 mai...
Savez-vous que les statues de La Rochelle
ont connu diverses fortunes ?
Certaines n'ont jamais été
retrouvées... d'autres ont survécu grâce à la bienveillance d'un rochelais de naissance, salarié d'une entreprise parisienne...
En 1941, le
ministère de la production et de l'industrie réquisitionne les métaux non ferreux pour les besoins liés à la guerre. La préfecture de
Charente-Maritime demande aux municipalités de La Rochelle, Jonzac,
Royan... de signaler les statues et monuments en métal cuivreux.
A La Rochelle, il s'agit du buste de
Réaumur, situé rue de la Noue, de Fleuriau dans le Jardin des Plantes, Napoléon III au musée d'Orbigny, une statuette en bronze représentant Mercure dans le bureau du Maire... et d'un réverbère
dans l'Hôtel de Ville !
L'année suivante, nouvelle
demande. Cette fois, sont concernées les statues de Duperré, de Guiton et Fromentin concernant la cité rochelaise.
Ces trois monuments représentant toute l'histoire de la ville en sont devenus les symboles.
Le 7 août
1943, un chèque de 110 820 frances est offert à La Rochelle
"au titre de participation éventuelle aux frais d'érection de monuments de remplacement" peut-on lire dans la lettre de l'époque accompagnant le chèque.
Projets et travaux de remplacement suivirent en effet.
Quelques jours après la Libération, un résistant de passage à La Rochelle, informe les autorités que les statues ont pu être conservées intactes. La ville apprend alors que, grâce à des mesures
clandestines passées entre le Commissariat à la Mobilisation et le Chef de la section des métaux non ferreux, plusieurs monuments - dont nos trois statues - avaient pu être sauvées de la fonte
!
Le mercredi 8 mai 1946, à 15h30, les statues retrouvèrent leur socle, sous le regard fier des rochelais.
Jeudi 17 mai 2007
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2007
07:28
L'Ascension, fête chrétienne connue dès le IVe siècle...
Cette fête a lieu quarante jours après Pâques et dix
jours avant la Pentecôte. Elle célèbre l'ascension du Christ.
Lors de
cette fête située au milieu du printemps, à un moment où la nature s'affirme, d'anciennes manifestations avaient lieu pour protéger magiquement le territoire et parfois les paysans. Elles ont
elles-mêmes engendré les rogations, processions chrétiennes instituées au Ve siècle, placées les trois jours précédents.
La
reconnaissance à cheval des bordures d'un territoire, attestée encore en Europe au XXe siècle, remonte au très ancien souhait de reconduire les démons aux frontières, lieux que l'on croyait
hostiles.
Les courses équestres où aucun obstacle ne devait
arrêter les concurrents, survivent également à la Pentecôte.
On leur accordait un pouvoir fécondant grâce aux piétinements du sol qui réveillaient la terre, ainsi qu'aux grands jeux collectifs, comme la soule, jeu de balle où tous les coups sont
permis.
Bon jeudi de l'Ascension à vous toutes et tous :-)
Par plumedencre
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