Un des hôtes de nos jardins

Publié le par plumedencre

Le rougegorge, un hôte régulier des jardins...




Ce qui m'amène à commencer ma rubrique "Au jardin" par ce petit oiseau au chant sonore et à la silhouette rondouillarde, c'est tout simplement que j'ai retrouvé, hier après-midi, l'un d'entre eux, familier de mon jardin, errant comme une âme en peine à l'intérieur de ma véranda...

     
Un bruissememt d'ailes me fit soudain lever la tête. A deux pas de moi, accroché à l'une des tiges de mon schefflera, cette petite boule de plumes tentait de retrouver ses esprits après s'être cognée deux ou trois fois le long d'une vitre fermée :-(

     Naturellement, le premier réflexe que j'ai eu, ce fut d'ouvrir
en grand les baies vitrées afin de lui permettre de recouvrer, au plus vite et dans les meilleures conditions possibles, la liberté. Dans le même temps, cédant à ma passion de la photo, je me suis hâtée d'aller chercher mon Canon EOS 350D (jamais bien loin de ma main !) espérant que mon petit visiteur ailé ne s'en soit pas trop vite allé ! ;-)

       A mon retour, jetant un coup d'oeil en direction de mon bac de plantes vertes, je le cherchai en vain des yeux quand soudain, il se posa, à portée de ma main, sur le dossier de la chaise que j'avais quittée quelques minutes plus tôt.

       Je retins mon souffle pour ne pas l'effaroucher et pus à loisir observer son gros oeil noir, sa face et son plastron orange vif, le dessous de son plumage de teinte beige terne, ses reflets gris-bleu autour du cou et ses pattes brunes, longues et fines. J'ai aussitôt armé mon appareil et l'ai photographié avec passion.

     Il donnait l'impression de m'observer avec la même curiosité, tournant sa tête de droite à gauche, la penchant au moindre de mes gestes lents. Il se déplaçait en sautillant, agitant les ailes et la queue à chaque arrêt. Je respectai la distance de sécurité qu'il sied de mettre entre un oiseau et l'objectif de son appareil si l'on ne veut pas risquer un envol  aussi soudain que rapide.

   
    Quand j'eus finis de le photographier, comme s'il avait compris que son heure de gloire sous les feux de mon objectif était passée,
il lança un "tsîîî" fin et un "tic" répété avant de déployer ses ailes...

       Oh... il ne prit pas un grand envol puisqu'il se posa au beau milieu de mon jardin, au pied de la mangeoire, installée pour les oiseaux du ciel, baptisée aussi "bar à graines" ! ;-)

      A l'abri des chats du voisinage, mon "self à titis" attire tout au long de l'année de nombreuses espèces qui vont de la mésange bleue à la charbonnière en passant par le verdier, la tourterelle turque, le pigeon des villes, le merle
bien sûr, mais aussi la huppe fascié ou encore le geai bien que plus rare... sans oublier le moineau domestique qui retrouve en mon jardin un havre ainsi qu'une nourriture abondante, permettant à chacun, en cette mi-octobre, de commencer à faire des réserves pour la période hivernale qu'ils sentent venir bien avant nous...

       La campagne offrant de moins en moins d'opportunités aux oiseaux, le rôle des jardins urbains n'en est que plus important... alors pensez-y, quelques graines de tournesol mélangées à de la margarine peuvent
déjà constituer  une cantine où nos petits compagnons ailés aimeront se retrouver !

       La bibliographie ne manque pas sur ce sujet mais j'ai envie de vous conseiller le livre "L'ami des oiseaux" de Robert Burton, Marc Duquet et Guilhem Lesaffre.
    Cet ouvrage, très riche en conseils, est superbement illustré et transmet l'envie d'approcher de plus près ce merveilleux monde ! :-)
       
       Et pour tous les amoureux des oiseaux, j'indique aussi un lien aux mille découvertes...    

A vous qui m'avez fait l'amitié de lire ces quelques lignes...
    

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